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Marie-Agnès DUPAIN
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ARCACHON : «UNE MER QUE J'AI EN DEDANS»Je me rends au fond du Bassin pour quelques jours, là est mon bonheur. La marée y arrive péniblement ou non, selon le coefficient, deux fois par jour (ou la nuit) et les oiseaux se rient de nous depuis les vasières. Tout se voit depuis le modeste logement meublé et décoré dans les années 1950 et somptueusement situé ouvert sur la mer d'Arcachon. Notre petite famille regarde aussi passer les baigneurs à l'heure de pleine mer, les plaisanciers venus à leurs mouillages et surtout quelques chercheurs de vers pour la pêche ou de coquillages. Le soir, en ce mois de juillet, l'endroit retourne en grande partie au silence et le sémaphore à la lumière bleue accompagné du somptueux phare du Cap-Ferret aux signaux rouges servent de repères affectifs, au sud-ouest et au-dessus de l'eau miroitante ; en préambule, la langue de terre de Lège-Cap-Ferret s'est embrasée au coucher du soleil.
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