VOYAGE DANS L’OASIS ROUGE TIMIMOUN |
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Secrète, inconnue, telle est cette oasis du grand sud algérien. En longeant les murs encore rouges de la chaleur du désert, elle se dévoile peu à peu. Jamais complètement. Au fil des heures, elle restera mystérieuse... |
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Pour parvenir à Timimoun, il faut s'enfoncer dans le désert. Un Paris Dakar en solitaire : Alger la Blanche, Ghardaia la Religieuse et El Goléa la placide enveloppée dans sa palmeraie. Et puis ce sont 400 kilomètres de cailloux que rien ne vient égayer si ce ne sont à mi-chemin quelques arbres qui montent la garde. Les vents de sable, la chaleur n'ont pas réussi à les déraciner dans le ressac des jours. |
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Et puis, derrière ce marché, au hasard des ruelles et des galeries, le vieux ksar nous désoriente. Les repères sont là pour nous perdre… Heureusement, quelques séguias se transforment en guide inattendus. Parfois, elles nous entraînent sur une placette où des enfants lavent le linge, d'autres fois, elles passent discrètement devant une classe coranique où les psalmodies nous plongent dans un monde étrange. |
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Dans l'obscurité des ruelles, nous frôlons des homes revenant de la mosquée et des femmes portant des bidons d'eau. Des enfants jouent aux fantômes et l'un d'entre eux nous invite chez lui. Les portes sont basses. Nous montons quelques escaliers et nous nous retrouvons sur la terrasse. Sous un tapis d'étoiles, nous assistons silencieux à la cérémonie du thé. Les paroles sont ici inutiles et ne feraient que mutiler la douceur qui nous enveloppe. Les verres se succèdent et les étoiles filantes tombent une à une, nous laissant à peine le temps de formuler un vœu. Dans la tiédeur de la nuit, l'endormissement est rapide et c'est avec discrétion que les hôtes fourniront coussins et couvertures. Ils veilleront sur le sommeil des voyageurs que nous sommes. |
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